NîmetFeu

Date de mise à jour : 21 juin 2017

Jeu de mot à partir de Nîmes Métropole le commanditaire du jeu et les incendies de forêt, thématique centrale du jeu.

M. Etienne, M. Bourgeois

Motivation de la création

Le modèle a été créé à la demande de la Communauté d'Agglomération de Nîmes Métropole et de la DDAF du Gard, comme support à la réflexion pour la conception d'un jeu de rôles destiné à sensibiliser les élus au problème de la prévention des incendies de forêt à l'interface entre zones naturelles et zones urbaines. Il s’agissait d'intégrer et valider les représentations de cette problématique élaborées par un collectif de techniciens travaillant sur la zone, à la suite d'un travail de co-construction animé par les chercheurs de l'INRA selon la méthode ARDI.

Description et spécificité

Le territoire est représenté sous la forme de trois communes virtuelles voisines couvrant le gradient d'urbanisation et de proportion zone naturelle/zone agricole rencontré autour de Nîmes. La grille spatiale est basée sur un pixel de 1 ha et distingue 18 types d’utilisation du sol. Quatre acteurs principaux sont représentés dans le modèle : les aménageurs urbains, les élus, les agriculteurs et la DDAF. Les aménageurs proposent la construction de nouveaux lotissements soit sur des zones en friche, soit sur des zones de végétation naturelle à proximité des zones déjà urbanisées. Les élus vont choisir une stratégie d'urbanisation (densifier, lotir en plaine, lotir en colline), l'ajuster à leur PLU et répondre plus ou moins à la demande des aménageurs. En cas de révision du PLU, ils créent une nouvelle voie d'accès. Les agriculteurs vont entretenir leurs champs selon les pratiques en cours (désherbage de la vigne, non retournement des chaumes, …) et, pour les spéculations actuellement en crise, arracher puis abandonner les parcelles qui se situent à proximité de zones potentiellement urbanisables. Enfin, la DDAF va essayer de mettre en place une grande coupure perpendiculaire à la direction du vent dominant et en s'appuyant sur les parcelles agricoles encore entretenues.
Trois processus naturels sont intégrés pour rendre compte de la dynamique des paysages en fonction des activités des agents représentés : l'embroussaillement des garrigues et des zones agricoles abandonnées, l'enrésinement par le pin d'Alep et la régénération après incendie. Le modèle fonctionne sur un pas de temps annuel, la  situation représentée sur la carte correspondant à l'état de la végétation en début d'été. Une série d'indicateurs élaborés à la demande des participants à la co-construction du modèle est disponible sous la forme de sondes visualisables sur des graphes (surface en friche, taux d'urbanisation, surface incendiée) ou de points de vue spatialisés (utilisation du sol, zones en friche, densité habitat, …).

Mise en oeuvre

Le modèle a exclusivement servi de support à la réflexion collective pour faciliter le choix des processus et des acteurs qui seraient confiés aux participants au jeu de rôles, puis des processus et des acteurs qui seraient simulés de façon automatique par l'ordinateur. Ces choix se sont fait à partir de l'observation de simulations de la situation actuelle effectuées lors de réunions collectives. Aucun retour du jeu de rôles vers le modèle n'a été envisagé.

Voir aussi

Références :
Bourgeois M. 2006. NîmetPasLeFeu, un outil d’aide à la décision pour la prévention des incendies dans le milieu péri-urbain nîmois. Mémoire ingénieur INA-PG Paris, 85 p.

Date de mise à jour : 21 juin 2017

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